Municipales à Neuilly : Martinon débarqué par un trio UMP incluant Jean Sarkozy

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Municipales à Neuilly : Martinon débarqué par un trio UMP incluant Jean Sarkozy

Message  Nate le Mar 12 Fév - 11:08

( Source AFP - Relayé par les Voix du Panda )



Le psychodrame autour de la candidature de David Martinon aux municipales à Neuilly-sur-Seine s'est poursuivi dimanche avec un nouveau coup de théâtre: deux de ses colistiers et Jean Sarkozy ont lancé leur propre "liste de rassemblement", l'acculant à se retirer.

Son entourage avait annoncé dans la matinée son maintien comme tête de liste UMP dans ce fief sarkozyste où il avait été propulsé par le chef de l'Etat lui-même.

"Nous avons décidé de conduire la liste de rassemblement", ont annoncé les dirigeants neuilléens de l'UMP, Arnaud Teullé et Marie-Cécile Ménard, et le fils cadet de Nicolas Sarkozy, dans un communiqué transmis à l'AFP.
"Cette décision résulte d'un certain nombre de désaccords majeurs avec David Martinon", soulignent les anciens colistiers du porte-parole de l'Elysée en appelant "au plus large rassemblement" et sans préciser qui mènerait la liste.

Dans la soirée, après une rencontre dans un restaurant de Neuilly avec quelque 200 militants, M. Teullé a annoncé avoir "contacté" tous les candidats de droite, dont le principal challenger de M. Martinon, Jean-Christophe Fromantin (divers droite), en vue de maintenir dans le giron de l'UMP cette ville dont M. Sarkozy a été le maire de 1983 à 2002, toujours élu haut la main.

Alors que, selon une source parlementaire, de nombreux députés UMP sont "très énervés" par l'affaire neuilléenne, le secrétaire général du parti, Patrick Devedjian, a annoncé "une réunion décisive" lundi à Neuilly.

Si M. Martinon s'est refusé à tout commentaire sur son lâchage, il a renoncé à accompagner le chef de l'Etat, qui s'est envolé vers 22H00 pour la Guyane, au risque de relancer les spéculations sur son avenir à l'Elysée.
Selon une source gouvernementale, il serait resté à Paris pour annoncer officiellement son retrait lundi.
Alors que la candidature de M. Martinon, accusé d'être un "parachuté", est contestée depuis le début, c'est un "confidentiel" du Figaro qui a mis le feu aux poudres samedi.

Le quotidien y évoquait un sondage secret prévoyant "la défaite" de M. Martinon, crédité de seulement "40% des voix" face à M. Fromantin (45%), et affirmait que le chef de l'Etat n'avait "guère d'autre choix que de le sortir et de le remplacer par la numéro deux de sa liste, Marie-Cécile Ménard", qui a déjà hérité du siège de conseiller général de M. Sarkozy.

Malgré une ascension fulgurante dans la sarkozye, le protégé de l'ex-Première dame, Cécilia, n'a jamais réussi à trouver ses marques dans la commune la plus riche de France.

A l'automne, il avait eu droit à un véritable bizutage, des "Martinon non non" l'ayant accueilli dans les rangs de l'UMP, où l'on n'avait guère goûté que M. Sarkozy l'imposât face au candidat du cru, M. Teullé.
Face aux turbulences, Jean Sarkozy avait été dépêché pour le seconder activement dans la campagne.
Si l'éviction de M. Martinon constitue un désaveu de sa propre stratégie, le chef de l'Etat, déjà en proie à de grandes difficultés au niveau national avec une cote de popularité en chute libre, ne voulait pas d'un échec de l'UMP dans ses anciennes terres, synonyme de défaite personnelle.

Selon plusieurs sources, le président a suivi heure par heure l'évolution du week-end et a donné son aval à l'initiative du trio Teullé-Ménard-Sarkozy. "L'Elysée a sifflé la fin de la partie pour Martinon samedi soir", selon une source ministérielle.

Nate
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