Sarkozy veut que la France honore sa dette vis-à-vis des harkis

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Sarkozy veut que la France honore sa dette vis-à-vis des harkis

Message  Nate le Mar 12 Fév - 11:41

( Source AFP - Relayé par Les Voix du Panda et Reporters Sans Frontière )

Recevant, juste après son retour d'Algérie, des associations d'anciens combattants d'Afrique du Nord, Nicolas Sarkozy a souhaité mercredi que la France honore sa dette vis-à-vis des harkis, tout en prônant un "discours de réconciliation" entre Paris et Alger.

"Il est légitime et juste que (les harkis) reçoivent l'hommage solennel de la nation", a déclaré M. Sarkozy, à l'occasion de la journée d'hommage annuel aux combattants morts pour la France pendant la guerre d'Algérie.
Alors que sa visite d'Etat de trois jours en Algérie s'est déroulée dans un climat toujours perturbé par la controverse sur le passé colonial de la France, M. Sarkozy a affirmé que sa génération devait "porter le discours de la réconciliation" entre la France et l'Algérie. Et ce "justement parce que ma génération n'a pas connu les souffrances que vous avez connues", a-t-il dit.

"Pour les harkis aussi, si les accords d'Evian ont scellé la fin des hostilités militaires, ils n'ont pas marqué la fin des souffrances. D'autres épreuves, douloureuses, sont venues s'ajouter aux peines endurées au cours de huit années de guerre", a-t-il affirmé.

"Pour la France, il s'agit aujourd'hui d'une question d'honneur. Il faut réparer les fautes qui ont été commises", a poursuivi M. Sarkozy.

Il faisait allusion au sort réservé aux supplétifs musulmans de l'armée française en Algérie pendant la guerre (1954-1962).Après les accords d'Evian du 19 mars 1962, plusieurs dizaines de milliers de harkis avaient été assassinés par le FLN. Des dizaines d'autres milliers avaient rejoint la France pour y être souvent parqués dans des camps de transit.

"Pendant très longtemps, les harkis n'ont pas bénéficié de mesures qui auraient permis d'assumer dignement leur insertion au sein de la communauté nationale", a affirmé M. Sarkozy.

"Les conséquences en sont encore visibles aujourd'hui" "et les jeunes ont particulièrement souffert".
Aussi, "pour les enfants de harkis (...) j'ai demandé au gouvernement de mobiliser tous les moyens pour mettre en œuvre une politique de formation, une politique individualisée d'accès à l'emploi, une politique d'accès au logement, une politique particulière d'accès à la fonction publique", a déclaré le président, en revendiquant cette politique de "discrimination positive".

Le président a également rendu hommage à "toutes les victimes civiles" de la guerre d'Algérie, "de toute origine et de toutes confessions", à "ceux et celles qui ont laissé leurs biens de l'autre côté de la mer".

Ce discours a été diversement apprécié. Pour Bernard Coll, secrétaire général de l'association Jeunes Pieds noirs, c'est "un discours d'une grande lâcheté politique". Il a déploré que M. Sarkozy ne tienne pas sa promesse de campagne, quand, le 31 mars, il avait dit aux représentants des harkis qu'il recevait à son siège de campagne que s'il était élu, il reconnaîtrait "officiellement la responsabilité de la France dans l'abandon et le massacre des harkis".

Au contraire, le chanteur Enrico Macias, pied noir d'Algérie chassé de son pays par la guerre, empêché par les autorités algériennes d'accompagner le président en Algérie, s'est déclaré "extrêmement ému". "Il a tendu la main, dès son retour d'Algérie, à tous les pieds noirs, à tous les harkis, à tous les rapatriés", s'est-il félicité.

Le président français Nicolas Sarkozy a achevé mercredi à Constantine sa visite en Algérie comme il l'avait commencée, avec une condamnation ferme du colonialisme, mais sans présenter d'excuses, et en appelant l'Algérie à se "tourner vers l'avenir".

Reprenant le ton du discours qu'il avait prononcé à Alger devant un parterre de patrons à son arrivée lundi, Nicolas Sarkozy a une nouvelle fois dénoncé, cette fois devant les étudiants de l'université Mentouri et son homologue algérien Abdelaziz Bouteflika, le système colonial "injuste" mis en place par la France en Algérie (1830-1962).

Répétant le message qu'il a délivré pendant les trois jours de sa visite, le chef de l'Etat français a associé dans son hommage toutes les victimes de la guerre d'indépendance (1954-1962).


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La dépêche AFP ne souffre d’aucune mise en cause, par contre les « propos » rassurants du président de la République Française ne finiront-ils pas comme les promesses faites à Marseille lors de la campagne présidentielle ? En ce qui nous concerne, nous harcèlerons les valeurs des pouvoirs en France et dans l’ensemble des nations pour que réparations soient faites lorsque l’acharnement à détruire un peuple « parqué » ressemble à une apparente très forte de crime contre l’humanité assimilé à une forme de génocide.

La liberté à un coût un devoir des obligations il en va exactement de même lorsque le suffrage des urnes donne le Pouvoir autant convoité, il reste à présent à ne laisser lettre morte ou convalescente « l’action ».

Nous prenons l’engagement de suivre cette affaire qui en ce qui nous concerne ne sera pas lettre « Morte » Harkis des français à part entière votre combat est le notre soyez persuadés nous serons à vos côtés.

Le Panda

Patrick Juan

Bande Annonce d'Indigènes :

Nate
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