Clinton-Obama: débat sous tension dans l'Ohio

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Clinton-Obama: débat sous tension dans l'Ohio

Message  L. le Mer 27 Fév - 18:04

Les deux prétendants démocrates dans la course à la Maison Blanche ont affiché leurs différences sur presque tous les sujets mardi soir à l'occasion de leur dernier débat télévisé avant les primaires du Texas et de l'Ohio.



Si le ton n'a jamais vraiment monté entre Hillary Clinton et Barack Obama, l'agacement et la tension étaient palpables entre les deux rivaux qui se retrouvaient sur un plateau de télévision pour la 20e fois en dix mois mardi soir. Lors du premier débat démocrate, en avril 2007, Mme Clinton était la favorite. C'est désormais M. Obama qui fait la course en tête.

Mme Clinton et M. Obama, assis côte à côte et n'échangeant pratiquement pas un regard sinon pour froncer les sourcils quand l'autre parlait, se sont opposés sur leur plan de couverture maladie, l'accord de libre-échange Alena entre les Etats-Unis, le Canada et le Mexique ou la guerre en Irak.

Les deux candidats se sont mutuellement accusés de déformer, voire de falsifier les propositions qu'ils faisaient.

Désaccords sur la politique étrangère
"Le sénateur Obama a dit constamment que j'obligerai les gens à souscrire une assurance maladie qu'ils puissent se le permettre ou non. Ce n'est pas vrai", a dit Mme Clinton. La sénatrice de New York affirme que mon plan d'assurance maladie laisserait 15 millions de personnes sur le carreau "je conteste cela. Je pense que ce n'est pas fondé", a dit M. Obama.

Mme Clinton et M. Obama ont eu leurs plus vifs échanges à propos de la politique étrangère.

"L'été dernier, M. Obama a menacé de bombarder le Pakistan et je ne pense pas que c'était une sage décision", a affirmé Mme Clinton, ce que M. Obama a contesté, rappelant qu'il fallait le cas échéant bombarder des cibles d'Al-Qaïda au Pakistan même sans l'aval d'Islamabad.

"Je ne suis pas d'accord quand il propose de rencontrer certains des pires dictateurs du monde sans conditions préalables", a-t-elle ajouté.

"Si je devais affronter John McCain, le probable candidat républicain, mes arguments auraient beaucoup plus de poids", a-t-elle estimé.

"Concernant la plus importante décision de politique étrangère de ces dernières années, aller ou non en Irak, j'ai dit très clairement qu'il ne fallait pas engager cette guerre", a dit M. Obama. "Sur les sujets sensibles, mon jugement est supérieur à celui de Mme Clinton ou de M. McCain", a-t-il ajouté.

"Alors que Mme Clinton dit qu'elle sera prête dès le premier jour (à la Maison Blanche), les faits ont montré qu'elle était prête à céder à George W. Bush dès le premier jour sur un sujet critique", a-t-il dit d'un ton incisif, faisant référence au vote de Mme Clinton en 2002 en faveur de l'entrée en guerre en Irak.

A un autre moment, M. Obama, se présentant comme "ami d'Israël", a tenu à se démarquer du soutien qu'il a reçu de Louis Farrakhan, un dirigeant de l'organisation Nation of Islam (NOI) connu pour ses dérapages antisémites. Le sénateur de l'Illinois a expliqué qu'il n'avait pas sollicité ce soutien et qu'il le dénonçait. Mais, même sur ce sujet, les deux démocrates n'ont pu s'entendre.

Mme Clinton a rappelé qu'en 2000 au cours de sa campagne pour être élue sénatrice, elle avait reçu le soutien d'un groupe antisémite. "J'ai rejeté ce soutien", a-t-elle dit, ajoutant que rejeter était différent de dénoncer. Visiblement agacé, le sénateur de l'Illinois a répondu: "si le mot +rejeter+ semble plus fort pour Mme Clinton que le mot +dénoncer+, alors je rejette et je dénonce", a-t-il dit.

Ce débat était le dernier avant les primaires prévues mardi prochain dans quatre Etats dont le Texas et l'Ohio. Sous le coup de onze défaites successives face à son rival, Mme Clinton a besoin impérativement de remporter ces scrutins si elle veut demeurer dans la course.

Selon des sondages, les deux rivaux sont au coude à coude dans l'Ohio et au Texas, M. Obama bénéficiant d'un léger avantage dans ce dernier Etat.

Source : L'Express.fr

L.
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Quitte ou double pour l'ancienne First Lady

Message  Benzema le Mar 4 Mar - 15:44


En campagne au Texas, Hillary Clinton sait qu'elle joue l'une de ses dernières cartes, mardi. Crédits photo : AFP

De nouveaux échecs dans les quatre États qui votent mardi, après les onze dernières défaites subies, pourraient bien stopper la course à la Maison-Blanche de Hillary Clinton.

Mieux que le Supermardi : le «mardi de vie ou de mort». L'expression de CBS s'applique surtout à Hillary Clinton, qui a perdu les onze dernières primaires démocrates d'affilée. Avec 444 délégués à leur compteur (370 en jeu aujourd'hui et 74 superdélégués), le Texas, l'Ohio, le Rhode Island et le Vermont peuvent décider du destin de l'ancienne First Lady. Les sondages lui donnent une légère avance en Ohio et Rhode Island, la plaçant à égalité avec Barack Obama au Texas et à la traîne dans le Vermont.

Côté républicain, John McCain caracole autour de 60 % des intentions de vote : il pourrait atteindre aujourd'hui le seuil de 1 191 délégués requis pour l'investiture, grâce aux 265 délégués en jeu dans les mêmes États. Cela sonnerait probablement le retrait de son dernier rival, Mike Huckabee. Le sénateur de l'Arizona semble si sûr de son affaire qu'il n'a pas fait campagne dimanche, recevant supporteurs et journalistes pour un barbecue dans son ranch de Sedona.

Débauche de moyens

Pendant ce temps, les deux prétendants démocrates déployaient une débauche de moyens dans les deux grands prix, le Texas (193 délégués attribués) et l'Ohio (141). Deux visages très différents de l'Amérique : Clinton a notamment besoin du soutien des hispaniques dans l'un et des femmes dans l'autre pour contrecarrer la domination d'Obama auprès de l'électorat masculin et afro-américain. Parfois, la diversité des enjeux les a forcés au grand écart : l'Accord de libre-échange nord-américain (Alena), entré en vigueur en 1994 sous la présidence de Bill Clinton, est si impopulaire dans le Nord industriel touché par la crise qu'ils ont promis de le renégocier ; mais le long de la frontière avec le Mexique, où il a dynamisé l'économie, ils ont baissé le ton.

Avec plus de 6 millions de dollars dépensés en spots télévisés au Texas et plus de 3 millions dans l'Ohio, Barack Obama a deux fois plus matraqué les ondes que sa rivale. Du coup, l'enjeu est aussi élevé pour lui : pousser Hillary Clinton à l'abandon ou voir se prolonger une bataille fratricide dans laquelle chaque délégué compte. Certains au Parti démocrate pressent déjà la sénatrice de New York de jeter l'éponge si elle ne fait pas coup double aujourd'hui : «À mon sens, celui qui aura un net avantage en délégués après ce vote devra obtenir l'investiture», estime l'ancien candidat Bill Richardson, neutre jusqu'ici. D'autres, comme la sénatrice de Californie Dianne Feinstein, estiment que Clinton devrait se maintenir au moins jusqu'à la primaire de Pennsylvanie le 22 avril, car «s'il y a jamais eu une femme qualifiée pour le poste de président, c'est elle.»

En réalité, il lui faut au moins une victoire nette (en voix) et des résultats serrés (en nombre de délégués) pour rester viable. Mais si elle parvient à donner un coup d'arrêt à la «vague Obama» en empochant à la fois le Texas et l'Ohio, tout est possible. «Elle a une chance», estime James Carville, l'ancien stratège des campagnes de son mari. Elle pourrait alors plaider qu'elle a gagné tous les grands États qui feront la différence en novembre.

Source : lefigaro.fr

Benzema
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