Vives tensions entre la Colombie et ses voisins

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Vives tensions entre la Colombie et ses voisins

Message  Locke le Lun 3 Mar - 17:14


Un soldat équatorien, après la découverte de corps de membres des Farc, tués par l'armée colombienne. Crédits photo : AFP

Après le Venezuela, l'Équateur envoie des troupes à sa frontière avec la Colombie. Cette dernière accuse le président équatorien d'avoir eu des liens avec les rebelles des Farc.

La tension monte entre la Colombie et ses voisins, le Venezuela et l'Équateur. Après le président vénézuélien Hugo Chavez, c'est au tour de son homologue équatorien Rafael Correa de décider de l'envoi de troupes à la frontière entre son pays et la Colombie. Un geste de protestation après le raid mené samedi par l'armée colombienne dans la jungle équatorienne et qui a conduit à la mort du numéro deux des Farc, Raul Reyes. L'Équateur a également ordonné l'expulsion immédiate de l'ambassadeur de Colombie et convoqué une prochaine réunion du Conseil de sécurité nationale. La mission diplomatique équatorienne en Colombie a été fermée et l'ambassadeur équatorien rappelé.

De son côté, le gouvernement colombien a accusé le président d'Équateur Rafael Correa de «compromis» avec les Farc. Selon le porte-parole présidentiel Cesar Velasquez, la saisie des ordinateurs de Raul Reyes, lors de l'assaut de samedi, a prouvé que le président Rafael Correa avait (établi) «un contact» et (passé) «des compromis» avec la guérilla marxiste. Le directeur de la police, le général Oscar Naranjo, a d'ailleurs annoncé qu'il rendrait public un document appartenant à Raul Reyes afin de prouver ces accusations.

Dans l'un des documents, daté du 18 janvier, Reyes évoquerait une réunion avec le ministre de l'intérieur équatorien Gustavo Larrea. Toujours selon ce document, le président Correa y ferait part, indirectement, «de son intérêt à officialiser les relations avec la direction des Farc» afin de jouer un rôle dans les échanges d'otages colombiens contre des prisonniers guérilleros.

«Un motif de guerre»

Dimanche, le président vénézuélien Hugo Chavez a ordonné à l'armée de déplacer dix bataillons (environ 6.000 soldats) à la frontière entre le Venezuela et la Colombie et décidé de rappeler son ambassadeur en Colombie à Bogota. Il a également mis en garde la Colombie contre une action similaire au Venezuela, qu'il interpréterait comme «un motif de guerre». «Que l'aviation militaire se déploie, nous ne voulons pas la guerre, mais nous ne permettrons pas à l'empire, ni à son petit chien, de venir nous affaiblir», a lancé Chavez, en allusion aux États-Unis et au président colombien Alvaro Uribe.

Face au risque d'escalade, la France a appelé tous les acteurs à «la retenue». Quant aux États-Unis, ils ont jugé «étrange» la réaction du Venezuela «contre une organisation terroriste» qui détient plusieurs de leurs ressortissants. Lundi, la présidente chilienne Michelle Bachelet a réclamé une «explication» à la Colombie. «Nous sommes très préoccupés. Nous regrettons et ne pouvons être d'accord avec le fait de ne pas respecter les frontières», a poursuivi la présidente chilienne. Le gouvernement espagnol a appelé au «calme» et au «dialogue».

Enfin s'il restait encore quelques espoirs de négociation pour obtenir la libération des otages aux mains des Farc, cette opération semble les éliminer pour longtemps. Non seulement les éventuels négociateurs ont perdu avec la mort de Reyes l'un de leurs principaux contacts, mais, de plus, il est difficile d'imaginer Marulanda, le chef des Farc, revoir à la baisse ses exigences pour ouvrir un dialogue politique. Affaiblie et vexée, la guérilla ne pourra que durcir le ton. Cet affaiblissement a été confirmé, vendredi, par la capture d'un dirigeant de moindre importance des Farc, Lucio Gomez Brinez, ancien geôlier de l'actuel ministre des Affaires étrangères, Fernando Araujo.

Source : lefigaro.fr

Locke
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Ingrid Betancourt aurait pu être libérée en mars

Message  Juninho le Mar 4 Mar - 15:47


Rien ne va plus entre le président colombien Alvaro Uribe et ses deux homologues équatorien et vénézuélien, Rafael Correa et Hugo Chavez. (AP) Crédits photo : ASSOCIATED PRESS

L'Equateur accuse la Colombie d'avoir fait capoter la libération de douze otages, dont la Franco-Colombienne que les Farc étaient prêts à relâcher. Les proches de l'otage expriment leur «désillusion».

A en croire le président équatorien, il s'en est fallu de peu pour qu'Ingrid Betancourt (Voir notre dossier spécial) et onze autres otages recouvrent la liberté ce mois-ci. Pour Rafael Correa, une raison explique l'échec de leur libération : l'attaque colombienne contre le camp des Farc en Equateur, samedi, où le numéro deux des Farc Raul Reyes a été tué.

«Je regrette de vous annoncer que les conversations étaient assez avancées pour libérer en Equateur 11 otages, dont Ingrid Betancourt», a affirmé le dirigeant équatorien, dans un message télévisé à la nation. «Tout a été compromis par des mains guerrières et autoritaires. Nous ne pouvons écarter que cela ait été une des motivations de l'incursion et de l'attaque de la part des ennemis de la paix», a ajouté le chef d'Etat équatorien, qui entamera mardi une tournée dans plusieurs pays d'Amérique latine.

Le Comité de soutien à Ingrid Betancourt a indiqué qu'il n'avait «pas de mots pour exprimer sa déception et sa désillusion». «Quand la porte de sortie était grande ouverte, des intentions obscures ont préféré la claquer violemment et avec fracas», ajoute son communiqué.

«Pas de contrepartie»

D'après le ministre équatorien de l'Intérieur, Gustavo Larrea, ces libérations des 11 otages n'avaient «pas de contrepartie» et devaient intervenir en mars. Auparavant, son homologue vénézuélien, Ramon Rodriguez Chacin, avait déclaré qu'Ingrid Betancourt aurait pu «plusieurs fois» être libérée.

«Nous n'avons pas négocié avec les Farc autre chose que la libération d'Ingrid Betancourt», ajouté Gustavo Larrea, répondant aux accusations de complicité avec la guérilla formulées lundi par Bogota.

Après avoir reproché au président vénézuélien Hugo Chavez d'avoir financé les Farc, la Colombie a toute la journée de lundi accusé l'Equateur d'entretenir des liens avec la guérilla et mis en cause le président Correa. «Tous les contacts avec la guérilla l'ont été pour des motifs humanitaires conjointement avec la France. Quelqu'un accuse-t-il le président Nicolas Sarkozy de soutenir les Farc ?», s'est indigné le ministre équatorien.

Dans ce contexte de crise latino-américaine, les mesures diplomatiques de Caracas et Bogota se sont intensifiées, lundi. L'Equateur a annoncé la rupture des liens diplomatiques avec Bogota, tandis que le Venezuela expulsait les diplomates colombiens de son territoire, un jour après avoir rappelé les siens basés en Colombie.

Source : lefigaro.fr

Juninho
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«J'appelle les Farc à ne pas commettre l'irréparable»

Message  Shinji le Jeu 6 Mar - 16:32



«Il est fondamental de créer l'Union pour la Méditerranée pour que la rive du nord et la rive du sud construisent un pôle de stabilité».

Nicolas Sarkozy estime qu'un accord entre la France et l'Allemagne est «nécessaire» pour faire avancer l'UE, mais qu'il «n'est pas suffisant».

Quelle initiative comptez-vous prendre à propos d'Ingrid Betancourt ?
Nicolas SARKOZY. Je n'ai cessé de prendre des initiatives depuis neuf mois. Pendant cinq ans, l'affaire Betancourt n'a pas avancé d'un centimètre. Depuis que je suis à l'Élysée, nous avons la preuve qu'Ingrid, dont nous étions sans nouvelles, est en vie. Par ailleurs, six otages ont été libérés. Je prends une autre initiative aujourd'hui en m'adressant à Canal RCN, la première chaîne privée colombienne. Je veux dire aux Farc : «Continuez dans la stratégie de la libération humanitaire, ne commettez pas l'irréparable, Ingrid est en danger de mort.»

Comptez-vous vous rendre en Colombie rapidement ?
S'il le faut, j'irai. Il y a un petit nombre de gens sur lesquels repose le destin, et notamment Monsieur Marulanda, chef des Farc. C'est à lui de savoir ce qu'il veut aux yeux du monde entier : apparaître comme un assassin ou comme quelqu'un qui aura eu le courage de faire un geste humanitaire.

On a beaucoup commenté vos désaccords avec la chancelière allemande, Angela Merkel. Avez-vous tourné cette page ?
En neuf mois, nous avons fait deux choses très importantes. Nous avons uni nos forces pour faire sortir des limbes le traité européen simplifié, et nous avons trouvé une nouvelle gouvernance pour EADS. Lundi, à Hanovre, nous avons trouvé un compromis sur l'Union pour la Méditerranée. Il est fondamental de créer l'Union pour la Méditerranée pour que la rive du nord et la rive du sud construisent un pôle de stabilité. Nous travaillons main dans la main.

Quel accord avez-vous trouvé sur ce dossier ?
Angela voulait que tous les pays européens puissent participer à l'Union dans le cadre du processus de Barcelone. Et moi je considérais que ce processus, créé en 1995, était enlisé et qu'il fallait créer un vrai partenariat avec les pays du Sud. Nous nous sommes mis d'accord pour créer l'Union pour la Méditerranée. Tous les pays membres de l'Union européenne et tous les pays riverains de la Méditerranée pourront y participer.

L'Union pour la Méditerranée sera coprésidée par un président de la rive du nord et un président de la rive du sud. Une structure de direction, légère et opérationnelle, donnera corps à ce partenariat. Ne pourront présider que les pays qui sont riverains de la Méditerranée. Il y aura une réunion des chefs d'État et de gouvernement tous les deux ans, les décisions seront prises ensemble. Tous les pays membres de l'Union pourront participer au processus. Le 13 juillet, à Paris, il y aura un sommet des pays européens et des pays de la Méditerranée.

L'entente franco-allemande est donc toujours le moteur de l'Union européenne ?
Quand le général de Gaulle et Konrad Adenauer se mettaient d'accord, toute l'Europe était d'accord. D'une certaine façon, quand Valéry Giscard d'Estaing et Helmut Schmidt se mettaient d'accord, toute l'Europe suivait. Mais nous ne sommes plus dans cette Europe-là. La France et l'Allemagne doivent toujours se mettre d'accord, mais en concertation avec tous les partenaires.

Quand Angela et moi, nous nous mettons d'accord sur le traité simplifié, cela est nécessaire, mais ce n'est pas suffisant. Pendant les six mois de la présidence française de l'Union européenne, au-delà de la nécessaire entente franco-allemande, j'ai bien l'in-tention de travailler étroitement avec tous les pays membres et toutes les institutions européennes. Mon objectif n'est pas d'en faire un succès seulement pour la France mais pour l'Europe.

Source : lefigaro.fr

Shinji
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