Poussée de la gauche au premier tour

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Poussée de la gauche au premier tour

Message  Travers le Lun 10 Mar - 16:06

Les listes de gauche obtiennent plus de 47% des voix au 1er tour des municipales contre 45% à celles de la droite


Gérard Collomb, maire PS sortant, victorieux à Lyon dès le premier tour © France 3

A Lyon, le maire PS, Gérard Collomb, l'emporte dès le premier tour, une première historique dans la capitale des Gaules. Les listes PS arrivent largement en tête à Paris (41,6%) et Lille (46%).

Victoire la plus éclatante à droite, celle de Bordeaux, où le maire UMP, Alain Juppé, obtient 56,62 % des voix (contre 34,14 % au PS Alain Rousset).

Au niveau national, la participation se situe aux environs de 61%, contre 67,29% au 1er tour en 2001.

L'avantage en faveur de la gauche est plus net encore aux cantonales, avec près de 48% des voix contre 41% à l'UMP et ses alliés.

Aux municipales, outre Rouen, les socialistes ravissent plusieurs villes gérées par la droite, comme Alençon, Bourg-en-Bresse, Chalon-sur-Saône, Dieppe, Laval, Rodez. Pour autant, la poussée de la gauche est inégale. Ainsi, le porte-parole du gouvernement Laurent Wauquiez prend au PS le Puy-en-Velay, chef-lieu de la Haute-Loire, une ville de tradition catholique et conservatrice, avec 56,45 % des voix. De même
Chaumont où Luc Chatel, secrétaire d'Etat à la Consommation, a été élu dès le 1er tour, et Houilles, dans les Yvelines, basulent de gauche à droite.



Seuls quatre des 23 ministres candidats -tous n'étaient pas tête de liste- abordent en situation délicate le second tour: Christine Lagarde (Economie) et Christine Albanel (Culture) sont très largement distancées à Paris, Xavier Darcos (Education), maire sortant de Périgueux, devra batailler face au PS Michel Moyrand et Rama Yade (Droits de l'Homme) est en difficulté à Colombes.

Le PS se refuse à tout triomphalisme. Affichant à peine un sourire, son premier secrétaire, François Hollande, a vu dans le vote "la volonté d'avertir" le gouvernement. Il a lancé un "appel à la mobilisation pour le second tour". "Tout reste ouvert, rien n'est gagné ou joué", a déclaré le député-maire de Tulle (Corrèze), réélu dans sa ville avec un score de 72 %.

Alors que ses résultats de l'an dernier avaient été catastrophiques, le PCF tire plutôt bien son épingle du jeu. Il reprend des villes à la droite comme Dieppe, Vierzon et Vaux-en-Velin et devance le PS dans certaines communes de Seine-Saint-Denis que le PS entend lui ravir.

De son côté, l'UMP fait profil bas. Le parti de Nicolas Sarkozy reconnaît avoir réalisé des résultats "plutôt médiocres". Mais il entend croire au sursaut du deuxième tour en appelant à la mobilisation de son électorat en premier lieu sur des "thèmes locaux". "Ce n'est pas l'apocalypse annoncée mais c'est vrai que ce ne sont pas de très bons résultats", a reconnu le secrétaire national en charge des élections, Alain Marleix.

Le FN, qui n'a pas réussi la percée qu'il espérait à Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais) avec Marine Le Pen, fille du président du parti d'extrême droite, confirme sa perte d'influence électorale. Ses dirigeants s'efforcent de déceler dans le scrutin des signes de "redressement" par rapport aux législatives de 2007.

Quelques résultats significatifs

A Marseille, les listes du sortant UMP, Jean-Claude Gaudin, sont à 41 % , celles du PS Jean-Noël Guérini à 39 %. Toulouse, la "ville rose" chère à Claude Nougaro, est très disputée. L'UMP sortant Jean-Luc Moudenc ferait 42 %, le PS Pierre Cohen ferait 38 %.

La liste socialiste conduite par la députée Valérie Fourneyron à Rouen gagne elle aussi dès le premier tour des municipales avec 55,8 % des suffrages exprimés, battant la liste du maire centriste sortant, soutenu par l'UMP, Pierre Albertini (38,1 %). La gauche reprend ainsi une mairie gagnée en 1995 puis perdue en 2001 en raison d'une brouille entre les verts et le maire PS sortant Yvon Robert.

A Lille, la socialiste Martine Aubry arrive largement en tête avec 46,02 % des voix contre 21,64 % à son adversaire UMP, Sébastien Huyghe.

A Dijon, la liste du maire sortant PS, François Rebsamen, est réélue dès le premier tour avec 56,17 % des voix. A Nantes, le député-maire PS, Jean-Marc Ayrault, est réélu avec 55,70 % des voix, face à Sophie Jozan (UMP), 29,90 %. A Montpellier, la maire PS sortante, Hélène Mandroux, arrive largement en tête avec 46,82 % des voix, devant l'UMP Jacques Domergue (25,95 % des voix).

A Pau, le second tour s'annonce très ouvert. Le leader du Modem François Bayrou serait en deuxième position avec 32,6 %, derrière la députée PS Martine Lignères-Cassou (33,7) et devant le sortant PS soutenu par l'UMP Yves Urieta (27,Cool.

A Paris, les listes du maire sortant socialiste, Bertrand Delanoë arrivent en tête avec 41,6 % des voix, devant celles de la challenger UMP, Françoise de Panafieu, 27,ç %, selon IPSOS. La centriste Marielle de Sarnez ferait un score de 9 %. Les verts, conduits par Denis Baupin, font 6,78 %. Côté UMP, seul Claude Goasguen l'emporte au premier tour dans le XVIe. Dans le VIIe, la liste de la garde des Sceaux, Rachida Dati, arrive en tête avec 49,5 % des voix, contre 22,7 % à celle de Laurence Girard (PS).

A Lyon, le sortant PS, Gérard Collomb, est réélu dès le premier tour avec 53 %. Son challenger UMP, l'ancien ministre Dominique Perben, qui se préparait à cette élection depuis des années, n'obtiendrait que 30,3 % des suffrages. Le leader de la droite est battu dès le premier tour dans son propre secteur de Lyon III derrière son rival socialiste.

A Rennes, la liste de Daniel Delaveau (PS), qui entend succéder à Edmond Hervé (maire depuis 31 ans), obtient 46,98 % des voix, face à celles de Karim Boudjema (UMP), 26,11 %, et de Caroline Ollivro (Modem), 10,23 %.

Strasbourg pourrait également revenir dans le giron socialiste. La liste conduite par Roland Ries (PS) est crédité de 43,9 % face à la sortante UMP Fabienne Keller, créditée de 34 % des suffrages. Roland Ries s'est dit prêt à un accord de liste avec les verts, et éventuellement avec le MoDem pour le second tour.

A Reims, la socialiste Adeline Hazan obtient 42,06 % des voix face aux deux ex-ministres UMP Catherine Vautrin (25,19 %) et Renaud Dutreil (23 %), officiellement investi par le parti de Nicolas Sarkozy et parachuté de Château-Thierry (Aisne). Une guerre fratricide oppose ces deux personnalités.

A Angers, la liste UMP-Nouveau centre arrive en tête avec 45,64 % des voix, devant celle du maire PS sortant, Jean-Claude Antonini (42,50 %).

A Tourcoing (Nord), la liste de Michel-François Delannoy recueille 53,58 % face à la liste UMP dirigée par le député Christian Vanneste qui totalise 30,71 % (résultats définitifs). Avec la réelection probable de Martine Aubry à Lille, la gauche se trouve ainsi en position de conserver la communauté urbaine de la métropole nordiste.

A Périgueux, la liste UMP du ministre de l'Education nationale, Xavier Darcos, est en ballotage délicat, avec 45,25 % des voix, face à celle du PS (45,70 %).


A Caen, le PS réalise un score de 44 %, l'UMP 35,9 %. A Nantes, la liste du maire sortant, Jean-Marc Ayrault (PS), l'emporte au premier tour.

A Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), dans l'une des rares villes où l'extrême droite pouvait espérer progresser, la liste FN, dont Marine Le Pen est le numéro deux, est largement devancée par le maire sortant divers gauche (43,09 %), Gérard Dalongeville. Elle réalise un score de 28,53 %.

A Donzère (Drôme), le ministre d'"ouverture" Eric Besson, ancien responsable socialiste qui avait rejoint Nicolas Sarkozy pendant la campagne présidentielle de 2007, est réélu avec 69 % des suffrages.

La gauche l'emporte à Rodez (Aveyron), ville détenue depuis 55 ans par la droite. Le PS l'emporte avec 52,49 % des suffrages.

A Dieppe, le communiste Sébastien Jumel, 36 ans, remporte l'élection à la tête d'une liste d'union de la gauche avec 55,47 % des voix, contre 40,68 % à celle de l'UMP (40,68 %). A Arles, la liste du maire communiste sortant, Hervé Schiavetti, est réélue avec 57,65 % des voix.

A Amiens, le maire sortant (et ancien ministre de l'Education nationale), Gilles de Robien, ex-UDF qui a le soutien de l'UMP, avec 39,04 % des suffrages, est devancé par son adversaire de gauche, Gilles Demailly (41,79 %).


Vote sanction pour le PS, enjeu local pour l'UMP

La socialiste Ségolène Royal a estimé sur France 2 que ce premier tour était un "vote sanction" pour le pouvoir, qui doit "s'amplifier au second". A ses yeux, "il faut faire des alliances partout avec le Modem".

"Tout reste ouvert, rien n'est gagné ou joué", a commenté de son côté, le premier secrétaire du PS, François Hollande, qui pense que ces élections marquent la "volonté" de l'électorat d'adresser un avertissement au pouvoir, "notamment sur le pouvoir d'achat". "Il faut que le président et le premier ministre entendent ce que disent les électeurs, c'est-à-dire un très fort mécontentement", a déclaré le député européen Pierre Moscovoci sur France 2.

De son côté, le président du Modem, François Bayrou, est "persuadé que ce vote, qui est allé assez largement à gauche, n'est pas un vote d'adhésion au Parti socialiste, c'est un vote d'avertissement à l'égard du pouvoir en place". Il a indiqué qu'il ne ne donnerait "pas de consigne générale" pour le deuxième tour.

Le premier ministre, François Fillon, a invité les électeurs à ne pas "mélanger les enjeux". "A cette heure les chiffres du premier tour sont encore indécis mais ils sont plus équilibrés que ce qui nous avait été annoncé tout au long de cette campagne", a-t-il déclaré en début de soirée. "Certes, je vois bien qu'à travers ces élections les responsables de l'opposition voudraient exacerber les clivages politiques. Cette démarche partisane ne correspond pas aux réalités et aux nécessités locales. Il ne faut pas mélanger les enjeux", a-t-il expliqué. "La politique de la nation a été débattue et elle a été tranchée par les Français au printemps 2007 (lors de l'élection présidentielle)", a-t-il poursuivi.

Pour le ministre UMP du Travail, Xavier Bertrand, "les socialistes devraient raison garder et respecter le vote des Français". "Il ne faut pas se tromper d'élection, les Français ont voté pour leur maire, leurs conseillers généraux. Il y a un deuxième tour et c'est quasiment une élection à part".

Source : France2.fr

Travers
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