Revers électoral pour Sarkozy, déterminé à maintenir le cap

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Revers électoral pour Sarkozy, déterminé à maintenir le cap

Message  Travers le Lun 10 Mar - 16:10

Dix mois à peine après sa large victoire à la présidentielle, Nicolas Sarkozy a essuyé dimanche lors du premier tour des élections municipales et cantonales un revers électoral attendu dont il avait déjà prévenu qu'il ne saurait le faire changer de politique.

Selon une première estimation CSA-Dexia rendue publique sitôt la clôture des bureaux de vote, le parti du chef de l'Etat pointait dimanche soir dans la course aux municipales loin derrière le bloc de la gauche traditionnelle PS-PCF-Verts, crédité de 47,5% contre seulement 40% à l'UMP.

La défaite était attendue mais, comme l'ont immédiatement souligné ministres et responsables du camp présidentiel, la "raclée", selon le mot d'un élu de la majorité, redoutée par certains à la veille du scrutin, a été évitée.

"La première constatation est qu'il n'y a pas eu de vague rose, pas de vote sanction", analysait en soirée un conseiller de Nicolas Sarkozy. "Dans un contexte où la mobilisation de la gauche est claire et nette, la majorité présidentielle résiste bien", renchérissait un autre.

A titre de symbole, ces proches du chef de l'Etat vantent les victoires annoncées dès le premier tour des deux seuls ministres à l'assaut d'une municipalité de gauche, celui de la Consommation Luc Chatel à Chaumont et le porte-parole du gouvernement Laurent Wauquiez au Puy-en-Velay.

"La disparité des situations locales est telle qu'on ne peut tirer de ce premier tour aucune conséquence au niveau national", faisait valoir un des deux conseillers. "De toute façon, le président avait annoncé avant le scrutin qu'il maintiendrait le cap des réformes".

Dans Le Figaro jeudi, Nicolas Sarkozy a prévenu qu'il allait "accélérer les réformes" et qu'il n'y aurait ni grand remaniement, ni plan de rigueur après le 16 mars.

Le 8 janvier, le président avait annoncé qu'il s'engagerait dans la campagne pour les municipales, estimant que "le concept même d'élection dépolitisée est absurde".

Mais quelques semaines et une dégringolade dans les sondages plus tard, il avait finalement choisi de se faire discret, préférant "dénationaliser" des élections difficiles pour la droite.

Malgré la baisse du chômage à un niveau jamais atteint depuis un quart de siècle, celui qui s'était proclamé "président du pouvoir d'achat" n'a pas réussi à convaincre les Français sur leur principale préoccupation.

Dans ce contexte, nombre de candidats de la majorité n'ont pas tenu à recevoir le soutien du président. Certains ont pris soin d'omettre le sigle UMP sur leurs tracts électoraux.

Tout au plus le président est-il apparu auprès de quelques uns de ses ministres en campagne, Xavier Darcos à Périgueux et Christian Estrosi à Nice, à la faveur de sorties consacrées à la réforme de l'école primaire ou à l'annonce du plan de lutte contre la maladie d'Alzheimer.

Au contraire, il a laissé le soin à son Premier ministre François Fillon, qui totalise jusqu'à 25 points de plus que lui dans les sondages de popularité, d'endosser les habits de chef de la majorité et de prêter main forte aux candidats de son camp, surtout ceux en mauvaise posture.

"Bien sûr, les bons sondages facilitent les réformes et les mauvais les compliquent", avait commenté le chef de l'Etat dans les colonnes du Figaro. "Mais cela ne change pas mon cap. Je travaille à la modernisation de la France, sans me laisser distraire par les péripéties, même si je me dois d'être attentif à tout, y compris à l'humeur du moment", avait-il ajouté.

Et à tous ceux qui annonçaient un vote sanction de sa politique il avait lancé: "mon rendez-vous est clair: c'est la fin du quinquennat".

Source : AFP

Travers
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